Du défilé COMME DES GARÇON qui se tenait vendredi dernier à Paris, on ne retiendra pas les looks morbides et pathologiques, les mines défaites, les visages creux et pâles de junkies désabusés en attente d'une dose salvatrice, les immondes coupes de cheveux ornées d'un singulier dégouli bouclé, les regards vides et perdus surmontés d'une auréole d'Hypnos, ni les lignes creuses de corps décharnés... En cette atmosphère de fin du monde, ou la beauté réside en l'intensité de la tristesse profonde d'hommes souffrant, on aura aussi du mal à retenir les longs manteaux qui taisent leur nom, à mi-chemin entre le trench et le caban, les manches amputées... Mais l'on retiendra en un témoignage bouleversant, ces couronnes, un temps soit peu grossières, aux charmes enfantins, touchantes et semblant comme livrées sur une plateaux immaculé de blanc, la pureté d'âme de cette jeunesse à jamais abusée !






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